En Afrique, la révolution numérique est en marche

Education, investissements dans les infrastructures, implication du secteur privé, implantations de groupes étrangers : l’Afrique numérique bouillonne, au point d’espérer occuper un jour une place de choix dans le monde digital.

Longtemps en retrait dans le domaine du numérique par rapport aux autres continents, l’Afrique et les pays qui la composent sont aujourd’hui en plein développement dans ce secteur et compte faire des nouvelles technologies le fer de lance de l’économie africaine.

Beaucoup de dispositions ont été prises de la part des gouvernements pour permettre l’essor du numérique. Différentes spécialisations ont émergé du continent, chaque pays « choisissant » son domaine d’activité. On distingue trois grandes spécialisations du numérique : celle des centres d’appels avec le Maroc, la Tunisie, Madagascar et l’île Maurice, des véritables centres de recherche et d’innovation, tels que le Nigeria, le Kenya, l’Afrique du Sud et récemment le Ghana, et celle des hubs à start-up que sont la Tunisie, le Rwanda ou encore la Côte d’Ivoire.

Une effervescence à travers tout le continent

Grâce à cet essor du numérique, des pays africains avec un taux de croissance très faible et un taux de pauvreté important, ont pu commencer le développement de leurs économies. C’est le cas de Madagascar qui compte devenir, dans les prochaines années un leader francophone dans l’industrie du centre d’appels au détriment du Maroc , au Mali ou de la Tunisie.

Le Rwanda devient un hub technologique important en Afrique, considéré comme le deuxième pays le plus « business friendly » d’Afrique après Maurice. Ce pays a été le pays d’honneur du dernier Viva Technology à Paris en présence des présidents de la France et du Rwanda.

Les investissements réalisés permettent aux jeunes générations d’être confrontées dès leur plus jeune âge aux nouvelles technologies.

Afin de rendre ces mutations possibles les pays ont lancé de véritables plans gouvernementaux (Sénégal numérique 2020, Tunisie 2020, Cameroun numérique 2020, etc.) visant à se doter de vraies infrastructures, c’est-à-dire d’un réseau Internet performant et la fibre optique pour certains.

Les investissements réalisés ont permis l’informatisation des écoles, des universités et des centres de formation pour permettre aux jeunes générations d’être confrontées dès leur plus jeune âge aux nouvelles technologies.

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